Femmes et mer

Le 9 juillet 2020 : Conférence « Femmes et mer ». Des élèves de différents établissements participent à une rencontre avec des intervenantes, chercheuses, chefs d’entreprise, … des milieux professionnels liés à la mer dans l’amphithéâtre du lycée Blaise Pascal.
Les intervenantes ont présenté leurs parcours professionnels, leurs métiers et ont répondu aux nombreuses questions des élèves.
Une opérations qui s’inscrit dans les actions « Egalité filles et garçons » (3E) et dans le cadre de l’orientation en classe de seconde.
Les invités étaient :
Alix ROELLINGER, MRCC & Direction des Affaires Maritimes, Directrice adjointe MRCC (centre de Coordination de sauvetage Maritime)
Vaiana ROYER, IAORA EXPORT, Directrice d’un armement de pêche.
Céline DELPECH, COTRANSMINE, DRH
Solène DERVILLE, IRD, scientifique post doctorante
Delphine MALLET, Startup VISIOON, chef d’entreprise innovante
Valérie VATTIER, Musée maritime, Directrice
Céline POUSSE, AEL, Juriste
Marianne DUPUY GUILLOUX, UNC, Juriste
Céline HELMY, Mary D entreprise, Capitaine de navire
Nelly WABETE, IFREMER, cadre de recherche (aquaculture)
Constance BEIRNAERT, Marine Nationale, service manoeuvre de la base navale de Chaleix.

Grâce à l’invitation de Karine Marchand, professeure documentaliste au collège Mariotti, à participer au projet « Femmes et mer », les élèves de 6°5 rencontre la plasticienne Charlotte Mollet.

Le 1er octobre 2020 au CDI du collège Cluny, Charlotte Mollet présente une partie de son travail aux élèves, ensemble nous évoquons les premières exploratrices. Le choix est arrêté : La 6°5 fera le portrait de Jeanne Barret.

Nous sommes au XVIII ème siècle, époque des grandes expéditions scientifiques sur les océans. Des aventures, à cette époque, réservées aux hommes. Qu’à cela ne tienne, le 1er février 1767, Jeanne Barret, botaniste, se travestit en Jean Baré et se joint à l’expédition de Louis-Antoine de Bougainville.

Les 10 et 23 novembre 2020 on passe à l’action, les sacs à dos remplis de feuilles, sable, fleurs, pierres, coquillages, terres… les élèves de la  6°5 quittent le CDI pour se rendent au collège Mariotti, là où Charlotte Mollet a posé ses pinceaux, bombes et feuilles de riz.

Les élèves peignent, découpent, agrafent, dessinent, collent… pour, à nouveau, donner vie à Madame Jeanne Barret.

Une baroudeuse coriace…

Jeanne Barret est née le 27 juillet 1740 dans une famille paysanne de Bourgogne. En 1764, elle entre au service d’un médecin botaniste, Philibert Commerson à Toulon-Sur-Arnoux dans le Charolais. C’est à ses côtés qu’elle apprend le métiers de botaniste. En 1764, Jeanne et Philibert attendent un enfant. Cela fait jaser tout le village. Ils partent pour Paris. Jeanne perd son enfant et Philibert est invité à participer à l’expédition de Louis-Antoine de Bougainville, officier de marine passionné par la nature. Le Roi finance ce voyage à but scientifique et politique. Philibert Commerson a pour mission d’observer, de classer, de collecter des spécimens de la flore locale à chaque escale. Le 1er février 1767, à bord du navire, il présente Jeanne Barret – déguisée en homme- comme étant Jean Baré, son valet, payé par le Roi. Le tour du monde peut commencer.

Philibert Commerson souffrant d’un ulcère à la jambe, c’est surtout Jeanne Barret qui assure le travail et qui collecte environ 5000 spécimens (plantes, pierres, coquillages) dont 3000 étaient inconnus.

Avant d’être démasquée et agressée par l’équipage puis débarquée sur l’île Maurice, Jeanne Barret aura -entre autres- découvert près de Rio de Janeiro, un arbrisseau, qu’elle et Philibert Commerson nommeront bougainvillea, le bougainvillier, en hommage à leur capitaine.

Sur l’île Maurice, Commerson et elle continuent d’identifier les plantes et font de même à Madagascar puis sur l’île de la Réunion. En 1773, Commerson meurt. Jeanne Barret ouvre une auberge à Port-Louis avant de rencontrer un officier de marine français qu’elle épouse. En 1775, le couple rentre en France. Jeanne Barret apporte au Roi les récoltes de Commerson et elle. Ces collections seront pillées par des naturalistes sans scrupules. Dix ans plus tard, elle est qualifiée par Louis XVI de « femme extraordinaire » et obtient une pension royale. Jeanne Barret décède le 5 août 1807 en Dordogne où elle vivait avec son mari.

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